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Catch Me if You Can — Kuntzel+Deygas


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  • Titre français: Arrête-moi si tu peux
  • Réalisation: Steven Spielberg
  • Sortie: 2002

 

Cette semaine, je vous propose que l’on s’attarde sur le générique d’un duo français. L’une à étudié à l’École des Gobelins de Paris et s’appelle Florence Deygas, le second, Olivier Kuntzel, est diplômé de l’École des arts appliqués Olivier-de-Serres également à Paris. Ensemble il forme le couple Kuntzel+Deygas et deviennent célèbres grâce à leurs créations visuels graphiques dans le domaine du clip vidéo et de la publicité. Mais c’est en 2002 qu’ils sont approchés par le réalisateur Steven Spielberg pour confectionner la séquence titre du film Arrête-moi si tu peux basé sur les « exploits » du faussaire américain Frank Abagnale Jr.. Ils signerons plus tard le générique de La Panthère rose de Shawn Levy (reboot de la version de 1963) et celui du film Le Petit Nicolas de Laurent Tirard adapté de l’œuvre du même titre de René Goscinny et Jean-Jacques Sempé.

Pour ce générique, ils décident de travailler de manière traditionnelle, sur papier et principalement à la main. Cet aspect « fait main » fait directement référence au style vintage des génériques des années soixante, et rendent hommage (encore une fois) aux génériques pop de Maurice Binder et à l’esthétique (notamment les lignes géométriques) de ceux de Saul Bass. Une esthétique très « pictogramme », culturellement identifiable avec un peu de chic et le sens du drame.

Cette séquence d’ouverture animée, évoque la poursuite des deux protagonistes du film, interpréter par Léonardo Di Caprio et Tom Hanks et illustre ainsi parfaitement l’esprit du film. Par exemple, la silhouettes du « traqué » change d’apparence lorsqu’il passe derrière une ligne verticale. Ces lignes verticales sont principalement constitué d’un jeu typographique, qui est fait d’un prolongement des « jambages » de certaines lettres appartenants aux noms des personnes crédités. Elles permettent au personnage de se cacher derrière elles ou formes des éléments du décors avec lequel la silhouette interagit, devenant une échelle, une corde de rappelle ou une paille…

Les couleurs pop et acidulées, signale quant à elles les transitions géographique ou temporelles et les éléments narratifs que l’on voit défiler (aéroport, poursuite de voitures, administration…) présentent le scénario avec une limpidité parfaite. Voici le résultat:

La musique est signé John Williams, le plus célèbre compositeur de musique de film (plus d’une centaine en 60 ans de carrière), il est le compositeur attitré de Steven Spielberg et de George Lucas (rien que ça). C’est à lui que l’on doit les plus célèbres musiques de films de l’histoire d’Hollywood comme Les dents de la mer, Rencontre du troisième type, E.T. l’extra-terrestre, les sagas Indiana Jones, SupermanJurassic Park (tous de Steven Spielberg), ou encore (sans doute son œuvre la plus célèbre) la musique de la saga Star Wars de Georges Lucas.

Note: Promis, la semaine prochaine, j’essaye de ne pas évoquer Binder et Bass ! 🙂

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Rubrique: Popcorn | Commenter




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