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Se7en — Kyle Cooper


se7en

  • Titre français: Seven
  • Réalisation: David Fincher
  • Sortie: 1995

 

Cette semaine, je vous propose de revoir l’un des génériques les plus apprécié et qui reviens souvent dans les « top ten » des meilleurs génériques cinématographiques. Ce générique est celui qui accompagne le très troublant thriller de David Fincher, Seven (ou parfois orthographié Se7en), réalisé en 1995. Il est signé du designer graphique Kyle Cooper, membre de l’AGI (Alliance graphique internationale) et fondateur du studio Prologue à Los Angeles (qui compte parmi ses membres, Simon Clowes que nous avions vu il y a deux semaines pour le générique de X-men: First Class). Cooper à appris l’art graphique à l’université de Yale dans le Connecticut, sous la direction d’un des plus célèbres graphistes américains: Paul Rand. Il est également à l’origine des génériques des films Mission impossible (de Brian De Palma), Spider-Man et Spider-Man 2 (de Sam Raimi), L’Armée des morts (de Zack Snyder), et c’est aussi lui à qui l’on doit les générique de la série The Walking Dead (adaptée par Frank Darabont et Robert Kirkman, les créateur de la bande dessinée du même nom) et de American Horror Story (de Ryan Murphy et Brad Falchuk).

Un goût certain pour le drame et l’horreur donc ! Et c’est principalement suite au générique de Seven que Kyle Cooper deviens un exemple auquel aspire une jeune génération du motion design et une icône du genre. En effet, les plans (absents dans le film) qui composent cette séquence titre sont magistralement filmés et montés d’une manière à perturber en quelques secondes le spectateur. Même en dehors du contexte du film, il garde tout son attrait et parviens à retranscrire à lui seul un malêtre.

Les crédits apparaissent dans une police « manuaire », comme gravés à l’outil, mixés avec une Helvetica qui brise plusieurs règles de lisibilité. Les titres sont « sales », tremblant et agressent volontairement l’œil. Tout comme l’esthétique des images qui se bousculent et sautent comme un mauvais vidéo-projecteur, soulignée par des filtres de couleurs jouant sur les codes du film noir. Elle ne sont faites que de gros plans mais suggèrent parfaitement les actions de l’antagoniste et la préparation méticuleuse d’un document (la création des livres, les empreintes digitales,…). La scène introduit le thème de l’action murement réfléchie et longuement préparée du meurtrier. Voici le résultat:

C’est le groupe américain Nine Inch Nails (non-crédité au générique) tenu par Trent Reznor, qui compose et joue la musique stridente et psychédélique de ce générique intitulé « closer (precursor) ». Il a également composé les bandes sonores de deux autres films de David Fincher: The Social Network (2010) et Millénium: Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes (2011).

Si vous y avez prêté attention, le nom de Kevin Spacey n’apparait pas au générique, ce n’est pas un oubli mais une décision du réalisateur qui voulait garder le mystère sur l’apparence et l’identité du tueur. Cependant, l’acteur est crédité en premier dans le générique final.

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Rubrique: Popcorn | Commenter




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