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X-Men: First Class — Simon Clowes


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  • Titre français: X-Men: Le Commencement
  • Réalisation: Matthew Vaughn
  • Sortie: 2011

 

Si vous avez suivi les deux premiers posts de cette rubrique, vous connaissez les deux fers de lance de cet art du générique. Cette semaine je vous propose de faire un bon de 50 années en avant et de découvrir quel impact ont laissé Saul Bass et Maurice Binder dans la culture graphique d’aujourd’hui. Même un demi siècle plus tard, de nombreux graphistes s’inspirent encore et toujours de ces fabuleux témoignages graphiques d’époques et tentent de leur rendre hommage à leur manière. C’est le cas du générique issu du prequel racontant les aventures du Professeur X et de Magnéto dans le film X-Men: Le commencement réalisé par Mattew Vaughn en 2011. Et c’est au directeur créatif Simon Clowes à qui l’on doit cet hommage, on lui doit également le générique des films Sherlock Holmes de Guy Ritchie, Esther de Jaume Collet-Serra ou encore Superman Returns de Bryan Singer.

Ce générique s’inspire plus particulièrement du style de Maurice Binder pour James Bond 007 contre Dr No de Terence Young (1962) et de ceux de Saul Bass pour L’Homme au bras d’or (vu la semaine dernière) et de Vertigo (du moins pour la seconde moitié) d’Alfred Hitchcock (1958). D’ailleurs Mattew Vaughn, le réalisateur du film ne cache pas dans ses interviews s’être grandement inspiré des premiers James Bond pour réaliser ce prequel. Son admiration pour l’ambiance des James bond ne s’arrête pas seulement aux génériques car on trouve de nombreux clins d’œil tout au long du film, qui font référence de près ou de loin à la saga James Bond; les décors (le bureau nazi avec verrière de Klaus Schmidt, qui rappel ceux des ennemis de Bond, on retrouve également la même maison qui sert de décors à l’île du SPECTRE dans Bons baisers de Russie), les costumes (Michael Fassbender porte un costume similaire à celui de Sean Connery dans Goldfinger), l’appât au lingo d’or (même scène lors d’une partie de golf dans Goldfinger) et j’en passe…

« Le film se situe dans les années 60 et Magneto est une sorte de jeune Sean Connery. C’est l’espion ultime : imaginez Bond, mais avec des supers pouvoirs ! » 1

C’est donc aux séquences titre des années 1960 auxquelles s’inspirent directement ce générique sur le thème des mutations génétiques des cellules et qui clôturent le film. Des formes simples sont utilisées pour représenter graphiquement des données scientifiques, le séquenssage de l’ADN, les mitoses, les méioses, les chromosomes ou le génie génétique. Je vous laisse apprécier le spectacle:

La musique est du compositeur Henry Jackman qui à travaillé sur les films Kick-Ass de Matthew Vaughn, Abraham Lincoln, chasseur de vampires de Timur Bekmambetov ou récemment Captain America: Le Soldat de l’hiver d’Anthony et Joe Russo.

Je ne résiste pas à vous partager par la même occasion l’un des plus beaux génériques (à mon goût), dont sa force brille par sa simplicité, son choix de couleurs, son rythme et son jeu de formes parfaitement orchestré sur le thème de Monty Norman et arrangés par John Barry.

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Rubrique: Popcorn | Commenter




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